La vérité finit toujours par triompher, dit-on. C’est ce que de nombreux observateurs témoignent dans l’affaire qui a fait trainer l’ancien ministre du développement rural devant la justice. Selon plusieurs sources concordantes, la Cour de cassation est appelée à épargner l’ex. Ministre, en la personne de M. François RUBOTA dans les poursuites judiciaires et cela, au regard des éléments en possession du ministère public. Le dernier rapport de l’IGF sur le dossier en dit tout, il y a donc lieu de disculper François RUBOTA qui du moins à exprimer un esprit de collaboration avec la justice afin de faire avancer la réquisition des informations probantes dans cette affaire. Aujourd’hui, il est inacceptable de faire trainer M. François RUBOTA MASUMBUKO à la barre pendant que les faits mis à sa charge ont été vidés de leur contenu par les précisions apportées par l’IGF. Que d’aucuns ne puissent en faire une récupération judiciaire de mauvaise intention car M. François RUBOTA est appelé ailleurs pour défendre la vision du Chef de l’Etat sur d’autres questions préoccupantes qui touchent le pays.
En effet, plusieurs anecdotes inspirent de la sagesse dans le cadre de cette affaire qui fait sortir François RUBOTA du bout du tunnel. Les mensonges arrivent par ascenseur et la vérité par l’escalier, dit-on. Cet adage est une dose de sagesse qui trouve toute sa résonance dans le procès qui, au départ, a mis François Rubota Masumbuko, ministre honoraire, sur le banc des accusés. Pourtant, fidèle à sa foi chrétienne et à ses principes, le fils d’Uvira a choisi de respecter la parole divine : « Garder le silence et l’Éternel combattra pour vous ». Ainsi, malgré les accusations et les malentendus, il a opté pour une posture de dignité, attendant que le temps et la vérité fassent leur œuvre.
Le procès, dès son ouverture, a révélé les failles d’une justice déjà réputée pour sa lenteur et ses irrégularités. Loin de jouer son rôle de manière impartiale, le parquet s’est précipité dans une logique de disculpation des vrais responsables, épargnant certains, voire le vrai coupable de l’affaire. Ce manquement ne faisait que souligner le malaise d’un système judiciaire qui peine à se défaire des lourdeurs héritées de son passé.
À l’instar d’Isaac, qui avançait vers le sacrifice sans résistance, François Rubota a mis sa foi dans le Dieu de la Bible, croyant que seule une justice divine, juste et inflexible, pouvait éclairer la vérité. Il a laissé au temps et aux faits le soin de démêler les fils de ce qui, de toute évidence, était une affaire complexe, semée d’embûches et d’ombres.
Les premières, deuxièmes et troisièmes audiences publiques ont été marquées par des humiliations publiques et des accusations infondées jetées sur le nom de Rubota et ses proches. Malgré cela, François Rubota est resté fidèle aux principes qu’il défendait, loyaux envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi, et déterminé à ne jamais se laisser abattre par l’adversité. Certains de ses camarades de la politique, inquiets de sa situation, lui conseillaient même de renier sa foi, de «maudire le Seigneur» pour échapper à sa destinée tragique. Mais il a persisté dans son refus, répondant : « Je connais le président Félix Tshisekedi, il ne m’abandonnera pas ». C’était là un acte de foi, un engagement qu’il n’a jamais regretté. Il a suivi l’homme qu’il croit capable de transformer la République, et s’il admet avoir pu commettre quelques erreurs dans l’exercice de ses responsabilités, il reste convaincu que la justice, incarnée par un président intègre, saura faire la lumière sur cette affaire.
Et pourtant, même après des mois de procédure, le ministre honoraire a toujours répondu présent, se tenant face aux juges de la Cour de Cassation, ne fuyant jamais sa responsabilité. Pendant ce temps, certains préfèrent le tribunal de la presse pour se justifier, loin des faits et des preuves tangibles.
Les interventions des parties prenantes, les témoignages des témoins, n’ont toujours pas permis de prouver que François Rubota Masumbuko ait détourné des fonds publics. Le ministère public, malgré ses accusations, n’a jamais présenté de preuves concrètes, comme le soulignait d’ailleurs l’Inspection Générale des Finances (IGF). Par l’intermédiaire de son représentant, l’IGF a clairement indiqué que la surfacturation, au cœur de l’affaire, relevait de la responsabilité de l’ancien ministre Guy Mikulu, qui n’avait même pas obtenu l’approbation du Premier ministre de l’époque. Mieux encore, il a été précisé qu’aucun virement n’a été effectué sur le compte de Rubota.
Le décaissement des fonds pour ce projet a, de surcroît, été effectué de manière irrégulière, sans que le ministre du Développement rural n’en soit informé, comme l’a précisé l’IGF.
Plusieurs questions demeurent aujourd’hui sans réponse, et ce, non seulement pour l’opinion publique nationale, mais aussi pour la communauté internationale : pourquoi François Rubota a-t-il été arrêté ? Pourquoi l’ancien ministre Guy Mikulu, qui a signé le contrat, n’est-il pas parmi les prévenus, alors qu’il était déjà démissionnaire au moment des faits ?
Le procès, en vérité, ne fait que soulever davantage d’interrogations. L’histoire de François Rubota Masumbuko est celle d’un homme persévérant, qui a cru en ses principes, en la justice, et en la capacité de son pays à sortir des ténèbres. Espérons que le temps et la vérité finiront par éclairer le chemin de cet homme de foi et de loyauté.