RDC : Déjà deux ans après le décès de NE MUANDA NSEMI, les Adeptes de BDK en insécurité

RDC : Déjà deux ans après le décès de NE MUANDA NSEMI, les Adeptes de BDK en insécuritéDeux ans se sont écoulés depuis le
décès à Kinshasa le 18 octobre 2023 de Ne Muanda Nsemi, leader, figure emblématique et défenseur de la
tradition NeKongo alors qu’il était âgé de 77 ans à la suite d’un accident vasculaire cérébral
(AVC) au centre hospitalier Nganda.
Cette triste nouvelle avait plongé la nation congolaise dans une profonde émotion et plus particulièrement les membres du BDK (Bundu Dia KONGO).
Le samedi 23 décembre 2023, le défunt leader avait eu droit aux hommages officiels au Palais du Peuple, en son honneur en sa qualité d’ancien parlementaire pendan t deux mandats. Le chef de
l’Etat s’est incliné devant la dépouille mortelle de l’illustre
disparu et reste des mots de réconfort à laf amille du leader du mouvement politicoreligieux Bundu Dia Mayala (BDM).

Son inhumation avait eu lieu dans la nuit du mercredi à jeudi 07 mars 2024 exactement à zéro heure dans son village Sukumalongo, dans le
territoire de Luozi au Kongo-Central , sur demande de sa famille biologique. Que reste t-il encore après ce décès. Les adeptes du BDK sont formels, le combat du BDK reste intact . Il s’agi t du combat mené sur 4 plans, d’abord sur le
plan politique dans lequel, ce mouvement exige la restauration dans des limites des anciennes frontières avant la colonisation ;
ensuite sur le plan religieux où il prône le culte aux ancêtres, sur
le plan Economique, le BDK voudrait que les ressources de la
province profitante pleinement aux
autochtones de la province (par exemple le pourcentage d’électrification très faible dans la province alors que tous les
b a r r a g e s hydroélectriques se
trouvent dans les territoires NeKongo (Inga 1 et 2, Zongo…) ; en fin sur le plan culturel, le BDK veut
défendre la culture Kongo, qui est
représentée par la langue Kikongo,
langue qui commence à disparaître dans la province et est remplacée par le lingala. Leurs revendi cations ont entrainé plusieurs arrestations dont certains membres sont décédés en prison et d’autres sont en fuite.
Lui-même a été arrêté notamment le 3 mars 2017 et condui t à l’Inspection provinciale de la Police de Kinshasa (IPKIN), puis incarcéré à la prison centrale de Makala.
C’était le 17 mai 2017 en compagnie de beaucoup d’autres adeptes avec qui ils étaien t détenus
pendant deux mois. Parmi les adeptes qui ont été victimes des
persécutions des autorités publiques, on peut citer Mesdames
MATONDO LAWU, MATONDO LEMA, Monsieur KITAMBI
KISINA TRESOR.
Signalons que le cas de KITAMBI
KISINA TRÉSOR a été de dure épreuve. Il a été arrêté à plusieurs
reprises notamment le 3 mars 2017 où il était présent au siège du
Mouvement à Ngaliema pour suivre
le compte-rendu du Leader à la suite de ses rencontres avec le
Président Joseph KABILA à l’époque, cela pour la question
de la transi tion politique au pays. Et il avai t été libéré à l’IPKin en raison de son état de santé jugé
très préoccupant. En dépit de cela il était plusieurs fois inquiété
par les services de sécurité. Le 25 janvier 2020, KITAMBI KISINA
TRÉSOR a été encore arrêté à l’instar de sa cousine et détenu cinq
jours au camp Lufungula, où il est
parvenu à s’évader, grâce à l’intervention de son grand frère et
contraint de quitter la RDC. Sa mère, sa femme et son enfant
ont été con trains également de fuir en Angola où ils vivent depuis septembre 2024 suite aux
menaces qu’ils subissent très
régulièrement. Toute cette si tuation d’insécurité est due
seulement à cause des opinions poli ti coreligieuses de KISINA Trésor. De nombreux membres du BDK sont en exil.
Les familles des victimes de massacres de 2007-2008 n’ont
jamais reçu les indemnisations qui
leurs sont dues.
Au jourd’hui que la guerre continue à sévir l’Est de la République
Démocratique du Congo, l’insécurité devient de plus en plus
préoccupante surtout pour les Congolais qui mènent le combat
idéologique . Étant donné que KITAMBI KISINA TRÉSOR et les
membres de sa famille ne vivent pas dans la quiétude, la situation
reste criante. Alors que la consti tuation garanti t la liber té
d’expression et celle d’opinion, en RDC cela es t loin d’être
respecté. Il appartient aux organismes des Droi ts de l’homme
d’ouvrir l’oeil et le bon pour défendre les voix brisées et protéger chacun selon son
opinion . Af faire à suivre.

La rédaction

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